Transports : vendredi noir confirmé

Aujourd’hui, une grève des agents Ratp bloque les transports dans Paris notamment. Dix lignes de métro sont totalement interrompues, d’autres ne vont fonctionner qu’en heures de pointe. Les syndicats de la RATP ont appelé les agents à la grève contre la réforme des retraites ce vendredi.

Dix lignes de métro (sur un total de 16) sont totalement interrompues sur l’ensemble de la journée : il s’agit des lignes 2, 3, 3bis, 5, 6, 7bis, 10, 11, 12 et 13. Quatre lignes sont uniquement ouvertes en heures de pointe (de 6h30 à 9h30 puis de 17 heures à 20 heures) : il s’agit des lignes 4, 7 et 8 pour lesquelles il faudra prévoir seulement un train sur trois et de la ligne 9, où circulera un train sur quatre. La ligne 8 n’est que partiellement ouverte entre les stations Créteil Pointe du Lac et Reuilly-Diderot. La ligne 9 fonctionne uniquement entre les stations Pont de Sèvres et Franklin D. Roosevelt puis entre les gares de Nation et Mairie de Montreuil.

Les deux lignes automatiques du métro, la ligne 1 et la ligne 14, fonctionnent normalement mais avec « un risque de saturation », prévient la RATP. Les usagers du RER A (qui relie la banlieue ouest de Paris à sa banlieue est) sont également impactés par la grève puisque l’entreprise a prévu la mise en circulation d’un train sur trois uniquement en heures de pointe. Concernant le RER B (qui relie la banlieue sud de Paris à sa banlieue nord), il s’agira d’un train sur cinq en heures de pointe. Sans donner d’estimation précise du trafic, la RATP explique qu’ « en moyenne » un bus sur trois circulera sur l’ensemble de son réseau. Pour les tramways, les lignes T1, T2, T3a, T6, T7 et T8 ne fonctionneront qu’en heures de pointe avec un tramway sur trois. Il faudra prévoir un tramway sur deux pour l’ensemble de la journée sur les lignes T3b et T5.

Le service est maintenu sur les lignes de RER C, D et E et sur les lignes de Transiliens, qui sont exploitées par la SNCF. La RATP précise que ces lignes pourraient tout de même « être impactées » par le mouvement de grève. La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a réclamé « un service garanti dans les transports aux heures de pointe en cas de grève » et a menacé la RATP de ne pas la payer pour cette journée de vendredi.