Le SIEL s’implante en Essonne

Le parti allié du Front National dirigé par Karim Ouchikh, s’implante en Essonne avec la nomination de Patrick Gamache pour le représenter. Il n’est pas novice puisqu’à 47 ans, il a 30 ans de militantisme derrière lui. Élu dans la commune de Longpont sur Orge, faisant sa connaissance.

_DSC0058

Pouvez-vous vous présenter ?
Patrick Gamache : j’ai 47 ans, je suis marié et je suis père de 5 enfants dont 3 scolarisés dans des écoles catholiques hors contrat. Je suis élu dans ma commune, Longpont sur Orge – c’est mon 3ème mandat –, je suis aussi conseiller prud’hommes.

Vous avez un long parcours militant ?
PG : Il y a 30 ans déjà, j’ai milité au Front National pendant quelques années. Je suis passé par le mouvement « la Droite » de Charles Million, puis j’ai milité plusieurs années au MPF, notamment en tant que responsable de la fédération de l’Essonne. Je m’y sentais bien mais après les présidentielles de 2007, Philippe de Villiers, dégouté par la politique et les coups reçus, nous a laissé orphelin. Le MPF est devenue alors une coquille vide et l’alliance avec l’UMP lors des régionales de 2010 a été un marché de dupe. L’UMP voulait bien récupérer nos quelques pourcents mais n’a eu que mépris pour nous les militants. Après cela je ne voulais plus adhérer à un parti politique !

Mais vous vous êtes quand même présenté aux municipales dans votre commune ?
PG : Oui, il fallait absolument chasser le Front de Gauche que Nathalie Kosciusko-Morizet avait installé 6 ans plus tôt dans ma commune de 6000 habitants. En effet, à l’époque elle habitait Longpont et avait propulsé son mari (ancien maire socialiste) comme tête de liste UMP. Après une campagne minable, il est arrivé en 3ème position et n’a pas voulu se retirer ou fusionner au 2ème tour avec la liste divers-droite arrivée en tête, préférant ainsi faire élire un maire d’extrême-gauche. Quelques années après, le candidat de l’UMP aux cantonales, proche de NKM, avait appelé expressément à faire battre le conseiller général sortant divers-droite, faisant une fois de plus élire un socialiste !
On comprend mieux le positionnement de NKM lors de la législative partielle du Doubs. Elle a le mot « droite » en horreur !

Pourquoi avoir rejoint le SIEL, plutôt que rester élu divers-droite ?
PG : Lors des municipales de l’année dernière, j’ai œuvré pour qu’il n’y ait qu’une seule liste de droite dans ma commune et ainsi nous avons pu faire battre le Front de Gauche. Mais une fois élu, les uns et les autres ont commencé à faire des courbettes à l’UMP, à l’UDI, voire des clins d’œil à la gauche. Le maire a célébré un mariage homosexuel en grande pompe…
Je ne souhaitais plus être associé à des élus divers-droite en manque de cohérence et de courage.

Moi j’affirme mes convictions de la droite des valeurs, sans concession. Je suis pour le respect de l’identité française qui passe par le retour de notre souveraineté.

Comment compter-vous développer le SIEL en Essonne ?
PG : En nous faisant connaître auprès des élus locaux. Beaucoup se sentent mal à l’aise au sein d’équipes de la pseudo-droite. Pour autant, ils ne veulent pas aller au Front National pour différentes raisons : certains sont encore réticents de peur d’être diabolisé ; d’autres parce que le FN a des positions moins affichées sur la défense des valeurs comme la famille ; d’autres encore trouvent que le FN se gauchise sur les thématiques économiques…
Je leur explique alors que le SIEL a ses propres valeurs, par exemple nous étions présent officiellement dans les manifs pour la défense de la famille et de la vie. Toutefois, dans la perspective du scrutin majoritaire de la présidentielle, nous soutenons Marine Le Pen dans le cadre du rassemblement Bleu Marine.

Je viens d’ouvrir un compte twitter @siel_essonne. Cela porte déjà ses fruits puisque un collègue m’a rejoint. D’autres élus se montrent intéressés.
Par ailleurs, j’invite tous les anciens militants du MPF à nous rejoindre et bien au-delà…