Sécurité routière ou tiroir-caisse pour l’Etat.

Depuis les années 70 et en particulier l’année 72 où plus de 17 000 personnes avaient trouvé  la mort dans des accidents de circulation. L’état au travers des nombreux gouvernements qui se sont succédé a fortement modifié la législation et le Code de la route en la matière.

Une route à Grigny (l'Essonnien-Rémi POIRIER).

Une route à Grigny (l’Essonnien-Rémi POIRIER).

Mais aujourd’hui, alors que le nombre a fortement baissé depuis 40 ans, la pression n’a jamais été aussi forte. Aussi un ancien champion de course automobile a affirmé sur la chaine information en continu BFM TV, que la baisse de la mortalité routière est avant tout due à l’innovation technologique, car les voitures d’avant n’ont plus rien de commun avec les voitures d’hier (ABS, ESP frein directionnel …).

Les chiffres de  2012, la préfecture fessait état de : 45 victimes dont les deux tiers pour les 2 roues et les piétons (40% pour les premiers et 24% pour les seconds) avec 794 mises en fourrière de véhicules liés aux contrôles du permis de conduire. Les chiffres de 2013 font état de 28 morts sur les routes. Les radars automatiques ont surtout flashé les automobilistes dans des excès de vitesse de moins de 20km/h à 95% contre 88%en 2012.

Mais le sentiment général de la population que nous avons rencontré au cours de nos reportages à le sentiment que « la prévention routière «  est un prétexte pour faire rentrée de l’argent dans les caisses de l’État et que les différents gouvernements depuis 2004 ont transformé les policiers en percepteurs du trésor public. Puisque des gens nous relatés leurs différents contrôles et en voici un parmi tant d’autres :

«Deux personnes se rendre au restaurent en début de soirée, alors  que le conducteur marque l’arrêt a un stop et repart, une voiture de police est au loin sur la même route, qui se trouve être en direction du commissariat de la ville, celle-ci se rapproche rapidement et fait un premier signe de s’arrêter, le conducteur ralenti et s’écarte pensant que la voiture veut passer, cette dernière fait  un deuxième signe de s’arrêter. Le conducteur obtempère.

Un policier s’avance, le conducteur demande s’il a commis une infraction et l’agent lui annonce un simple contrôle routier et demandent les papiers du conducteur et du véhicule. Après une vérification, le policier l’informe que le contrôle technique est dépassé, un second agent vient et lui annonce en supplément un refus de priorité. Le conducteur proteste et après quelques minutes de protestation en contestant l’infraction concernant le soi-disant refus de priorité. 

Le second policier lui communique que seul le contrôle technique non à jour est sanctionné et qu’il doit le faire dans les 7 jours et en même temps que le refus de priorité ne sera pas retenu ».

La moralité de ce contrôle est que si le refus de priorité était avéré, les policiers l’auraient signifié de suite l’infraction et l’aurai sanctionné par la même occasion. Le sentiment du conducteur s’est que « les policiers se sont transformés en percepteurs du trésor public et ont remplit les caisses de l’État » et « Aujourd’hui, roulé sur la route est un «délit» plus durement sanctionné que l’attaque du RER D en gare de Grigny-Centre ».

 

Philippe Vénère, ancien commissaire divisionnaire dans un livre intitulé : « Le grand racket des automobilistes », » il remet en cause le procès fait à la vitesse comme cause importante de mortalité routière, ainsi que les écolos avec le comportement idéologique anti-voitures  et enfin les radars automatiques. Car ces derniers sont une affaire rentable pour l’Etat, et ils n’ont pas d’efficacité réelle sur la vitesse, car ils flashent à 93% des petits excès de vitesse » (voir les statistiques de la préfecture de l’Essonne : 95% des flashs sont en dessous de 20km/h en 2013 et 88% en 2012 ce qui confirme l’analyse). « La solution pour baisser le nombre de morts, c’est l’augmentation du nombre de policiers sur le terrain ».