Région IDF – Budget 2015 : un budget à contresens des priorités des Franciliens pour Valérie Pécresse

Pour son dernier budget, la majorité PS-EELV-PCF présidée par Jean-Paul Huchon ignore une nouvelle fois les priorités des Franciliens et persiste et signe dans le dérapage continu des dépenses de fonctionnement, plongeant ainsi un peu plus la Région dans la dette.

Alors que les recettes de la Région sont cette année encore en augmentation de 78 M€, malgré la baisse des dotations de l’Etat, Jean-Paul Huchon a de nouveau, pour ce dernier budget, sacrifié les Franciliens sur l’autel de la mauvaise gestion.

Quand Jean-Paul Huchon devait trouver dans ce budget 300 M€ pour financer sa promesse électoraliste de Passe Navigo à tarif unique, il n’est pas parvenu pour la 17ème année consécutive à réaliser la moindre économie.

Avec un emprunt record, s’élevant à 855 M€, ce budget place définitivement la Région dans une situation financière périlleuse, aggravée par la mise en place de la tarification unique à dans les transports, qui ne lui permettra plus de financer les investissements nécessaires à la modernisation des transports et les nouvelles lignes du Grand Paris.

C’est pourquoi Valérie Pécresse et les élus du Groupe Mouvement Populaire, Citoyens et Ecologistes Indépendants, n’ont pas voté ce budget irresponsable qui ignore les vraies priorités des Franciliens.

Alors que pour la première fois, les faillites d’entreprises augmentent deux fois plus vite en Île-de-France que dans le reste de la France, le budget action économique va baisser de 17 millions d’euros (M€).

Alors que pour la première fois, le chômage augmente plus vite en Île-de-France que dans le reste de la France, les crédits de la formation professionnelle et de l’apprentissage baissent de 30,5 M€.

Valérie Pécresse rappelle qu’elle a de son côté présenté un contre-budget afin de réduire les fractures régionales et doper l’emploi. Les amendements du Groupe MPCEI prévoyaient une réduction du train de vie de l’Institution régionale de 156 M€ et une augmentation de 116 M€ des investissements. Ils permettraient de préserver les finances régionales en réduisant l’emprunt de 80 M€.

Depuis 2010, les crédits de la Région destinés aux lycées, à la formation, à l’apprentissage et à l’emploi ont tous sévèrement chuté, contrairement au train de vie de la Région qui a augmenté de 11 %.

Si, à l’inverse, les contre-budgets présentés par le Groupe MPCEI avaient été appliqués depuis 2010, ils auraient permis de réduire chaque année les dépenses de fonctionnement de 137 M€ par an, d’augmenter les investissements de 380 M€ sur la mandature pour lutter efficacement contre la crise et moderniser les transports et de réduire la dette régionale de 261 M€.