Manifestation contre les rythmes scolaires à Evry

Ce matin, plusieurs dizaines d’élus dont des maires, des adjoints au maire, des conseiller municipaux, parents d’élèves … ont manifesté en compagnie de Christian Schoettl, le maire de Janvry, le premier a prendre une délibération sur la question.

Manifestation contre les rythmes scolaires à Evry - l'Essonnien - Rémi POIRIER

Manifestation contre les rythmes scolaires à Evry – l’Essonnien – Rémi POIRIER

Devant la préfecture, ils étaient nombreux venant des villes d’Yerres, Savigny-sur-Orge, Vigneux-sur-Seine, Viry-Châtillon, Montgeron dont nous avons interrogé le maire sur l’impact des rythmes scolaires dans sa ville :

Manifestation contre les rythmes scolaires à Evry, sortie de la délégation du bureau du préfet  - l'Essonnien - Rémi POIRIER

Manifestation contre les rythmes scolaires à Evry, sortie de la délégation du bureau du préfet – l’Essonnien – Rémi POIRIER

Une délégation composée de Christian Schoettl, Nicolas Dupont Aignan a été reçu par le sous-préfet d’Étampes. À leurs sorties de la réunion, le maire de Janvry a fait le point avec les manifestants sur la réunion avec les représentants des services de l’État :

Par ailleurs, quelques jours avant cette action, le Front National de l’Essonne s’est exprimé sur le sujet par la voie de sa secrétaire départementale Audrey Guibert : « Entre Najat Vallaud–‐Belkacem, Ministre dogmatique de l’Éducation Nationale et Eric Mehlhorn, Maire de Savigny-sur-Orge, le culte de l’incompétence à de beaux jours devant lui. Plus rien ne nous étonnera ! Une reforme ratée et un amateurisme accompli !

Le Front National de l’Essonne a alerté depuis plusieurs mois sur la nécessité d’engager un véritable travail afin d’anticiper cette reforme tout à fait contestable et qui relève le profond
Malaise qui subsiste au sein de l’Éducation Nationale qui sans concertation concrète tant avec les enseignants qu’avec les parents d’élèves, se rend comptable d’un échec de plus et d’une gabegie supplémentaire.

L’entêtement du Maire de Savigny-sur-Orge complètement dépassé et qui malgré la posture adaptée, ne fera que développer le sentiment d’abandon des familles et des enfants, premières victimes et oubliés de cette loi hasardeuse.De l’autre côté, le Ministre de l’Éducation Nationale préfère, quant à elle, s’enfermer dans un dogmatisme propice à l’intolérance. Le système est à bout de souffle et le changement est une illusion !

Audrey GUIBERT et Tony ROLLAND, tous deux élus municipaux Front National auraient souhaité l’organisation d’un conseil municipal extraordinaire afin que l’on puisse travailler ensemble pour le bien-être de nos enfants à l’école, pris en otage par le système UMPS.
Le comportement de ces politiciens est tout simplement inacceptable et entraînera de lourdes conséquences. La réforme des rythmes scolaires, qui s’assimile à un début de privatisation de l’Éducation Nationale, constitue également pour les communes de France un gouffre financier, l’État se désengageant et confiant cette réforme aux communes sans leur transférer la totalité des moyens financiers nécessaires à sa mise en oeuvre.

Le fonds d’amorçage mis en place pour accompagner les communes dans la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires ne suffira pas à amortir ce coût financier. La municipalité devra alors trouver d’autres moyens pour financer cette réforme sous la forme d’impôts nouveaux, de participation des parents ou bien encore la réduction des aides sociales.

C’est la raison pour laquelle, nous souhaitons que la municipalité organise un référendum pour consulter démocratiquement les parents d’élèves sur cette réforme et proposer un cahier des charges précis, condition d’une démarche réussie et pérenne pour assurer l’avenir de nos enfants.
Le flou artistique doit cesser immédiatement. Mieux répartir le temps scolaire, c’est important, bien l’employer, c’est primordial ! »

Le maire de Savigny-sur-Orge, nous fait parvenir son communiqué de presse : « rappelle que le choix de la municipalité n’a pour autre but que d’obtenir le report de la réforme dans l’intérêt des Saviniens et ainsi éviter une application coûteuse de cette réforme qui se ferait au détriment des familles. Le Maire rappelle que les écoles n’étant pas ouvertes, les enfants resteront sous la responsabilité des parents, que l’attitude des élus et militants PS de Savigny présente un niveau d’irresponsabilité inacceptable ».

David Fabre, conseiller municipal de Savigny-sur-Orge s’exprime aussi sur la réforme : « La rentrée scolaire 2014 restera dans les esprits comme marquée d’une pierre noire.
Pour des raisons purement idéologiques et sans réelle concertation le gouvernement socialiste, qui désormais change de ministre de l’Éducation chaque année, a décidé de faire appliquer par la force une refonte des rythmes scolaires qui fait porter sur les communes une responsabilité et un coût qui relève des missions régaliennes de l’État.
Sans moyens et dans la précipitation, parfois sans disposer des infrastructures nécessaires, nombre de communes, dont Savigny-sur-Orge vont devoir recruter un grand nombre de personnels non qualifiés et leur confier une part de la mission d’éducation nationale de nos enfants.
La municipalité précédente conduite par une maire UDI, qui s’était positionnée contre cette réforme, avait pris la précaution de définir des options lui permettant de faire face à ces obligations si la loi n’était pas modifiée.
La position de la liste Savigny-Ensemble, liste apolitique et d’intérêt communal, que je conduisais en mars 2014 et qui a réuni 13.4 % des suffrages au 1er tour de l’élection municipale de 2014 était claire : après débat, nous appliquerions les lois de la République.
M. Eric MELHORN (UMP, 20.93 % au 1er tour de l’élection municipale de 2014) n’a semble-t-il rien prévu pour cette rentrée. Les animateurs ne sont pas recrutés, tout se fera dans l’urgence, les parents saviniens sont aujourd’hui dans l’incertitude la plus complète sur le devenir à très court terme de leurs enfants.
PS et UMP marquent ainsi par leur comportement leur incapacité à dialoguer et à trouver ensemble des compromis permettant d’assurer au mieux l’éducation des jeunes Français ».


 

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