La vision 2020 de la France par le MEDEF

Vendredi dernier, le MEDEF et le MEDEF 91 au centre national du rugby de Marcoussis présentaient la vision de la France à l’Horizon 2020. Dans un premier temps, il a eu un point d’avancement sur le projet de stade de Rugby avec Jean Romain Sintes, responsable du contrôle de gestion du projet à la Fédération Française de Rugby.

Cet intermède rugbystique passé, Geoffroy Roux de Bézieux est entré d’emblée dans le vif du sujet, devant une assistance de près de soixante chefs d’entreprise, en rappelant qu’à la crise conjoncturelle s’ajoute un cycle de mutations profondes :

-Mondialisation de la concurrence, révolution du numérique, transition énergétique–,qui nous obligent à nous réinventer très vite.

Mais en France, le refus des mutations, le goût pour la conservation de l’existant, la nostalgie de l’ordre ancien constitue de sérieux freins aux réformes. Pour autant, le monde a changé et «le job du MEDEF est de mettre du sel sur les plaies!» a-t-il rappelé, pour provoquer l’adaptation de la société et éviter le conservatisme social. Revenant sur la campagne
«1 million d’emplois… c’est possible!», Geoffroy Roux de Bézieux explique que c’est la meilleure manière de parler aux français, dont la menace sur l’emploi, mine la confiance. Et de rappeler concernant le social, que le MEDEF prône :

• la Simplification administrative, à condition qu’elle ne soit pas accompagnée de la production de nouvelles normes,
• l’Assouplissement des Seuils Sociaux, pour favoriser l’embauche sans augmenter les taxes et les taux,
• l’Inversion de la hiérarchie sociale, en renvoyant les négociations au plus près de l’Entreprise
• et l’Augmentation du Temps de Travail, avec la suppression de deux jours fériés et le report de l’âge de départ à la retraite.

En conclusion pour Geoffroy Roux de Bézieux, «malgré les difficultés qu’elle rencontre, la France a tous les ressorts pour rebondir».Il ya du dynamisme dans tous les secteurs avec une grande expertise dans la santé, le numérique et la silver économie, pour ne citer que ces secteurs. En acceptant de se réformer, la situation de notre économie peut se transformer vite. «La France n’est pas condamnée au déclin», c’est ça «l’Envie de France!».

Suivi de question avec les membres de l’assistance.