La République en Marche

 Ce mercredi, les candidats La République en Marche aux élections législatives de l’Essonne se réunissaient à Massy pour exposer leurs projets. Entre nouveauté, dossiers prioritaires et discours politisés les enseignements furent nombreux.

Les candidats de La République En Marche - l'Essonnien Maxime Kgozien

Les candidats de La République En Marche – l’Essonnien Maxime Kgozien

Après la présidentielle, place aux législatives ! Mercredi 17 mai, Les Terrasses de L’Opera de Massy sont devenues le décor d’un évènement pour le moins surprenant. En effet, c’est à cet endroit que les neuf candidats aux élections législatives de La République en Marche ! se sont donné rendez-vous pour une conférence de presse destinée à présenter leurs projets.

Situé au pied du théâtre surnommé « L’Opéra au milieu des HLM », le site n’a évidemment pas été choisi au hasard. Pour Amélie de Montchalin, candidate à la 6e circonscription de l’Essonne, il est même porteur d’une certaine symbolique : « Si nous sommes ici, c’est pour prôner une certaine accessibilité […] Nous voulons faire comprendre à la population que nous ne sommes pas des candidats tour d’ivoire. »

Un casting inédit

Six femmes, trois hommes mais surtout… des parcours différents. Sur le papier, les profils des candidats ralliés au mouvement d’Emmanuel Macron ont de quoi surprendre. Une disparité qui ne semble pas inquiéter Amélie de Montchalin : « Ce qui est intéressant avec La République En Marche !, c’est qu’elle est constituée d’une multitude de compétences, d’histoires, mais aussi de volontés d’engagement. C’est cette diversité qui fait notre richesse. »

Preuve de cette diversité, sur les neuf candidats présentés, cinq viennent tout droit de la société civile.

Et quand vient l’heure de la question sur les éventuels désavantages liés à ce manque d’expérience, la réponse fuse. « Aujourd’hui, il y a vraiment ce sentiment que les Français veulent voir de nouvelles têtes, affirme Antoine Pavamani, en lisse dans la 8e circonscription. Finalement, le fait de ne jamais avoir été candidats est devenu un atout. »

Travail en équipe et ambitions personnelles

Autre message fort de la conférence de presse : la volonté des candidats à travailler en équipe. « Nous souhaitons nous inscrire dans un mouvement de la politique du réel avec une méthode différente, explique Laetitia Romeiro Dias, candidate à la 3e circonscription. Notre volonté, c’est d’effacer les barrières de nos circonscriptions pour travailler en équipe. En somme de proposer quelque chose de nouveau et ainsi répondre au choix qu’on fait les Français le 7 mai dernier. »

Pierre-Alain Raphan, qui brigue le rôle de député dans la 10e circonscription, partage cet avis : « La seule façon de s’en sortir c’est de travailler et de construire ensemble. »

Conscients des disparités existantes sur le territoire, tant sur le plan de l’urbanisme que des questions sociétales, les candidats se sont présentés tour à tour et ont affichés leurs ambitions. C’est le cas de Murielle Kernreuter, en lisse dans la 7e circonscription : « Ce que je veux, c’est mettre le doigt sur le décalage existant entre certaines réformes, souvent pleines de bonne volonté, et la réalité du terrain. »

Lauréat de la médaille Fields en 2010, Cédric Villani est sans aucun doute le plus connu des candidats du parti pour ces législatives. Prétendant à la 5e circonscription, le mathématicien souhaite « donner au gouvernement les moyens d’agir pour mener à bien les grands chantiers du département. »

Santé et transports : les deux principaux chantiers

L’accès à la santé et les problématiques liées aux transports ont été les dossiers les plus abordés par les candidats au cours de la conférence de presse.

Pour Marie-Pierre Rixain, candidate dans la 4e circonscription, le combat pour l’accès à la santé est primordial. « Si je suis élue, je ferais mon maximum pour défendre les idées portées par Emmanuel Macron au cours de la campagne présidentielle, avance l’enseignante en communication. Notre volonté est de développer des maisons et des pôles de santé multidisciplinaires pour permettre à l’ensemble de la population d’accéder à des soins performants et accessibles. »

Même s’il n’existe pas de « solution unique », les transports restent « un enjeu local considérable » pour Cédric Villani. Le candidat évoque même l’existence d’un rapport parlementaire expliquant que les transports restent le facteur limitant numéro un au développement du projet national du plateau de Paris-Saclay. » Une problématique dont il a conscience et qu’il abordera dès le premier débat organisé autour de la 5e circonscription.

Optimisme et méfiance

Même si un vent d’optimisme semble souffler sur La République en Marche ! rien n’est encore gagné pour les législatives. Maxime Babillot, un militant de 19 ans met en garde : « Nous sentons une véritable attente autour du parti. Les citoyens veulent savoir qui sont les candidats d’Emmanuel Macron mais il faut être méfiant. Il ne faut surtout pas oublier qu’il y a des adversaires en face. Et, certains d’entre eux sont bien ancrés dans leur circonscription. »

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le combat a bel et bien déjà commencé. Pour preuves, les pics lancés par Antoine Pavamani à l’encontre du candidat de Debout la France : « Nicolas Dupont-Aignan, qui est élu depuis 20 ans, est toujours dans une situation de protestation mais il ne sait jamais donné les moyens de peser sur le cours des choses ».

Même son de cloche du côté de la 2e circonscription. Ancienne conseillère municipale, Daphné Ract-Madou souhaite incarner le renouvellement face à Franck Marlin, candidat LR, en lisse pour un sixième mandat. « Il est venu le temps du renouvellement et de la moralisation politique », assène-t-elle.

Une chose est certaine, si certains candidats de La République en Marche ! proviennent de la société civile, ceux qui sont habitués aux joutes politiques n’ont pas perdu leurs bonnes habitudes.

Article rédigé par Maxime Kgozien