Grigny : après les émeutes, la colère des associations

Après les émeutes qui ont émaillé le centre ville de Grigny et les abords de la copropriété de Grigny II.Les associatifs sont en colère car au cours de ces émeutes, le centre Pablo Picasso qui accueil de nombreuses associations a été incendié.

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Sur Facebook, un des associatifs qui occupait ce centre culturelle exprime sa colère : Après les fuites du toit et les violences urbaines voila les dégâts sur notre structure, et bien sur le balai continu de l’hélico de surveillance. Que du bonheur!

De son côté la mairie de Grigny appel à ne pas faire d’amalgame :

La municipalité condamne avec la plus grande fermeté les violences qui ont été commises à l’encontre des fonctionnaires de police au cours des soirées des 3 et  4 juin.  Comme l’attestent les images diffusées sur internet, ces événements sont le fait d’une trentaine d’individus qui ont, selon toute vraisemblance, organisé un guet-apens.

Il ne s’agit pas de l’embrasement de tout un quartier. Les éléments en notre possession ne permettent pas d’établir  les raisons de ces agressions perpétrées par quelques individus.  La thèse d’une guérilla urbaine a été très largement véhiculée sur les réseaux sociaux par l’extrême droite  toujours prompte à alimenter une vision nauséabonde des quartiers populaires et de l’ensemble de leurs habitants.

J’appelle les professionnels de l’information  à prendre du recul par rapport à de tels événements et à ne pas créer artificiellement des faits de société. Les habitants des banlieues, comme tout le monde,  s’emparent aujourd’hui de Périscope pour monter leur quotidien qui reflète une pluralité et une diversité de situations.

Les nuits des 3 et 4 juin ont été douloureuses pour l’ensemble des habitants de Grigny dont l’image a été une nouvelle fois souillée par les agissements d’une poignée d’individus. Je souhaite exprimer   ma solidarité avec les Grignoises et les Grignois, qui sont les premières victimes de ces violences  et leur rappeler que la municipalité se tient à leurs côtés.

Le droit à la tranquillité publique est une demande de nos citoyens et une revendication que porte la ville dans toutes les instances où elle peut la faire entendre. Nous demandons toujours l’ouverture d’un commissariat de plein exercice sur la ville et le retour d’une police de proximité, comme je l’ai encore rappelé en mai dernier à Josiane Chevalier, Préfète de l’Essonne.

Sylvie Gilbert, conseillère générale de la ville qui nous a contacté par mail s’exprime : il y a de quoi être en colère ; après les émeutes de jeunes cette semaine,  le centre avenue des Sablons a été saccagé particulièrement en face du 1 Sablons avec vitres brisées etc… les associations sont désemparées et personne de la mairie pour faire une visite ni même envoyer un prestataire pour nettoyer.