Chasse : complément d’info de la Fédération Interdépartemental des Chasseurs d’IDF

Communiqué de presse de la FICIF :

« Suite à la petite vague d’indignation que suscite l’arrêté préfectoral de la DDT de l’Essonne, portant destruction à tir de renards, la Fédération Interdépartemental des Chasseurs d’Ile de France tenait à apporter un complément d’information.

Il convient de rappeler qu’il s’agit d’une opération ponctuelle de régulation, par tir et non de chasse, prise en charge par des services de l’état avec 5 lieutenants de louveterie qui agissent bénévolement.

Ces opérations de régulation n’ont pas pour objet d’éradiquer l’espèce ciblée mais de solutionner des problèmes localisés souvent à l’origine de source de déséquilibre écologiques et d’assurer un équilibre, une coexistence, entre cette espèce et les activités de l’homme.

Le renard espèce classé « nuisible » est généralement anthropophile, opportuniste et souvent favorisé par la présence de l’homme et ses activités. Tandis que les espèces de gibier ou certaines espèces protégées sont elles plutôt spécialisées et défavorisées par les activités humaines. Dans les paysages agricoles modernes, la régulation a ainsi pour but de prévenir ces effets antagonistes. Favorisées par les activités humaines et ayant une biologie opportuniste et plastique, le renard espèce prédatrice et déprédatrice se développe beaucoup dans notre département, de façon « artificielle ».

La désaffection des villes par les citadins génère une urbanisation grandissante des périphéries urbaines ou péri urbaines, ce qui offre des sanctuaires de plus en plus étendus sur lesquels les chasseurs et les piégeurs ne peuvent agir. De fait la pression démographique des renards les pousse à s’approcher des villes.

Rappelons que le renard qui se trouve en haut de la chaine alimentaire n’a pas de prédateur, et qu’il est vecteur de maladies, parmi lesquels on trouve la maladie de carré, la gale, la lechmaniose, l’échinococcose alvéolaire et la rage. Il est aussi tout au long de sa vie un grand prédateur sur la petite faune mais pas seulement puisqu’en début d’année on retrouve dans son régime alimentaire les faons de chevreuils) et des levrauts.

Enfin il faut rappeler que le Schéma Départemental de Gestion Cynégétique approuvé par le Préfet et l’ensemble des parties prenantes, mentionne la nécessité de régulation des mustélidés, renard et corvidés dans le cadre des opérations de gestion ou restauration du gibier sauvage ».

Pour la FICIF, Yannick Villardier