Caillassage de Brétigny sur orge : Qui manipule qui?

Le 13 juillet dernier, l’ensemble des journalistes présents lors du déraillement du train à Brétigny-sur-Orge, ainsi que le témoignage d’un représentant du syndicat Alliance pour la Police dénonçaient un caillassage sur les véhicules des secours.

Attroupement sur la place centrale de Brétigny-sur-Orge. DR

Attroupement sur la place centrale de Brétigny-sur-Orge. DR

Les médias se justifieront avoir été trop rapidement pris par leurs émotions afin de dénier ce qui a été pourtant observée. On tente alors de minimiser et de parler de simple jet de pierre, comme quelque chose d’acceptable. Le maire de Bretigny, Bernard Decaux, lui expliquera que le terme « caillassage » est « très exagérée ». M. Cuvillier, Ministre des transports concédera que les secours ont été reçus de manière « un peu rude ».

Le Samu Social et la Croix Rouge diront ne rien avoir subi, et ne pas avoir eu de difficultés particulières. Du côté des Sapeurs Pompiers de l’Essonne, aucune information ne confirmera ou ne démentira cette version.

Voilà, que les médias présents sur place devraient faire leur mea culpa et dire qu’il n’y avait rien. Comment faire confiance à des médias qui un jour dit noir, le lendemain blanc?

Notre équipe sur place, elle tient à confirmer le caillassage et la tension qui montait presque au bord des affrontements de banlieue. Une quarantaine d’individu attendaient aux abords de la gare et étaient prêt à en découdre.

Le constat est là, des équipes de CRS déployés sur place, casque et matraque à la main comme en témoingne notre reportage photo. Une demi compagnie de CRS et 25 équipages de gardiens auraient été sur place. Nous lançons au défi d’expliquer leur présence en si grand nombre, si il n’y avait aucun soucis à opérer à des opérations de sauvetage sur place.

Le prefet de l’Essonne, le Ministre des transports et le maire de Brétigny arriveront longtemps après les faits et déclareront que les faits ont été exagérés. C’est cette version que l’on retiendra. Personne ne s’interrogera sur le fait, que ces personnes n’étaient pas présent lors des heurts mais quelques temps après et remettra en cause la version des témoins étant présent sur place. Personne ne cherchera également à comprendre pourquoi 5 individus ont été placés en garde à la suite de l’accident de Brétigny. On tentera avant tout, de minimiser l’affaire.

On parlera de quelques « jet de pierre », mais non de caillassage. Problème, le caillassage est définie comme un « jet de pierre ».


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