Bretigny sur orge : l’acte de sabotage est il crédible?

Jean Paul Huchon, président du conseil général d’Île de France et président de la Stif (Syndicat des Transports d’Île de France), a été l’un des premiers à le penser. Le train qui a déraillé à Brétigny est il un acte de sabotage?

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Gare de Brétigny-sur-Orge

Tout les élèments le laisse penser : un train qui déraille en heure de pointe, devant une gare relativement importante en Île de France. Un train qui arrive en sens inverse qui évitera de peu la collision.


Des hasards, qui laissent dubitatifs : quatres boulons qui lâchent simultanément, libérant l’éclisse pile sur l’aiguillage afin qu’il provoque le déraillement du train. Du jamais vu dans toute l’histoire de la SNCF !
On s’interroge sur comment ces boulons ont lâchées. Ensuite on s’interroge sur comment l’éclisse se retrouve là où il serait à l’endroit le plus dangeureux qu’il puisse être.


Dans la séquence catastrophe, on retrouve des commentaires d’internautes qui expliqueront que dévisser les éclisses étaient une techniques des résistants pendant la seconde guerre mondiale pour dérailler les trains. Il suffirait de déboulonner partiellement l’éclisse et attendre que plusieurs voitures passent dessus pour que la structure lâche.

Les cheminots, poussent eux à la vigilance. Il ne faut pas s’emballer selon les professionnels du rail qui dénoncent de nombreuses bêtises retransmises dans les divers médias. Didier le Reste, secrétaire général à la CGT, donnera une interview sur France Inter, où il expliquera que les enquêtes mettent plusieurs semaines avant de donner leurs premiers résultats et qu’il ne croit la version de M. Pépy, trois jours à peine après l’accident. Il n’évoquera cependant pas la piste du sabotage.

A ce jour, nous n’avons que des hypothèse et pas de preuve. Pourtant l’acte de sabotage est globalement écarté pour ceux qui y travaille.

Tout d’abord l’hypothèse de défaillance de l’éclisse ne paraît pas improbable. Un mélange d’usure des écrous, ne soutenant plus suffisamment les boulons auraient rendu fragile l’éclisse. Si deux écrous se brisent à cause de la mauvaise qualité de l’alliage, le dernier boulon soutenant cette éclisse aurait alors très bien sauter sous la pression du rail et se retrouver sur le coeur de l’aiguillage.
En effet, on parle du déraillement du train, mais on oublie souvent de préciser que les premières voitures sont passeées sans problèmes. Si l’éclisse était présent sur l’aiguillage dès le début, c’est la première voiture qui aurait déraillé et pas seulement les suivantes.

Ensuite, l’acte de sabotage semble trop complexe à réalisé dans la gare de Bretigny.A quel moment celui ci aurait il pu avoir lieu?


Pendant la dernière demi-heure, alors qu’il y a des témoins présents sur le quai. Non le saboteur, n’aurait pas pu prendre de tel risque
Pendant la nuit? Selon les cheminots, le poste de contrôle se trouve quasiment en face de l’aiguillage fautif du déraillement, en pleine lumière et sur un terrain découvert. Cela semble alors peu réalisable.
De plus les caméras de surveillances auraient très bien pu repérer l’individu suspect.

Dans l’idéal, nous aurions dû avoir un saboteur qui soit intervenu pendant le passage d’un train. Et aucun témoin ne l’aurait vu.

Les images révélées par la SNCF montre une éclisse usé, un rail abîmée. En fait il s’agirait d’un accident non décelable, car non connu. Rappellant le ! C’est la première fois qu’un tel accident est recensé dans l’histoire de la SNCF.

Il reste alors, plus d’interrogations que de réponses au sujet de ce déraillement.

Il ne faut donc pas s’emballer et laisser place à l’enquête qui ne devrait pas donner de réponse plus précise avant plusieurs semaines.


 

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